1500 amendements pour alerter l’opinion 

Enregistré dans : coup de gueule, coup de tête on Mardi, juillet 1st, 2008 by admin | 8 commentaires

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1500 amendements et sous amendements viennent d’être déposés pour alerter l’opinion.
La majorité accusera l’opposition d’obstruction. Tant mieux! Le sujet le mérite. Le débat qui commence à l’Assemblée est présenté par Xavier Bertrand comme celui de la transcription d’un accord sur la représentativité syndicale (c’est presque vrai de la 1ere partie), et comme le projet de loi qui permettra d’aller aux salariés de travailler au delà de 35 heures sur la base du volontariat (et là on touche à la manipulation car ce ne sont pas les lois Aubry qui sont visées mais les protections collectives).

Le gouvernement n’improvise pas. Il agit selon un plan ordonné. Jean-Marc Ayrault parle de thatchérisation des rapports sociaux. Comment lui donner tort?

Depuis un an se déroule sous nos yeux un plan à l’orthodoxie toute libérale dont les étapes sont :

1. Etablir une économie dite de ruissellement. Avec le paquet fiscal on arrose le sommet de la pyramide, la base finira bien par recevoir les gouttes.

2. Faire de la concurrence l’alpha et l’omega de sa politique de pouvoir d’achat (exit les conséquences sociales). Avec la loi de modernisation économique on explique aux salariés modestes que leur avenir est dans le hard discount. La question des salaires est oubliée. Deux sociétés se mettent en place parallèlement. Celle des gagnants et celle des perdants ; ceux là occupent les emplois peu qualifiés, peu rémunérés, précaires et ont accès à des produits de consommation correspondant à leur niveau de vie.

3. Détruire le code du travail trop protecteur. C’est l’objectif du projet de loi sur la démocratie sociale et le temps de travail. Une à une les protections des salariés sont en passe d’être abrogées.

L’addition fait froid dans le dos. Rien n’est encore apparent, mais les projets de loi s’accumulent sur le bureau du Parlement. Avant la fin octobre, le gouvernement envisage de faire légiférer sur la limitation du droit de grève dans l’éducation, la définition des offres valables d’emploi (pour la mise en œuvre de la sanction des chômeurs refusant deux propositions), l’ouverture du travail du dimanche et la énième remise en cause des règles régissant la durée du travail.

Sur ce dernier sujet, la droite a révélé sa conception du dialogue social. Alors qu’un accord avait été conclu par l’Etat, la CGT, la CFDT et le patronat sur la représentativité syndicale, le gouvernement a préféré trahir sa signature pour ajouter au projet déposé des dispositions remettant en cause 60 articles du code du travail. Même le MEDEF dénonce un passage en force qui menace la démocratie sociale et crée un climat de défiance.

Xavier Bertrand a été agent d’assurance. Cela se voit. Avec lui, ce ne sont pas les gros caractères qui doivent intriguer mais les mots microscopiques en bas de chaque page…
Il joue sur les mots. Il entend préserver la durée légale à 35 heures, mais il autorise les heures supplémentaires jusqu’à la durée maximale européenne, c’est-à-dire 65 heures hebdomadaires. Il prétend que les heures effectuées seront majorées de 25 % mais ce qu’il tait, c’est l’ouverture aux non-cadres des forfaits jours et heures qui ont pour effet de neutraliser le paiement des majorations et met fin à toute notion de durée collective du travail puisque l’employeur pourra, y compris en l’absence d’accord d’entreprise, gérer cette question en gré à gré par des conventions individuelles. Il affiche le maintien de règles nationales, mais ouvre au niveau des entreprises le champ de la négociation sur le temps de travail. C’est l’ordre public social qui est raboté et le dumping social entre entreprises concurrentes qui est organisé.

Ces remises en cause ont lieu pendant la session extraordinaire du Parlement, c’est-à-dire au moment où les Français ont la tête aux vacances plus qu’aux mobilisations sociales. Rien n’est laissé au hasard. Cette majorité UMP se sait impopulaire, mais elle se soude sur des projets qui lui sont identitaires. Elle joue des divisions de la gauche syndicale et politique pour avancer. Sa force c’est sa détermination. Notre faiblesse c’est de penser que nous pouvons prendre le luxe de nous perdre dans des querelles internes sans fin.

Est-ce ainsi que vous voulez voir les hommes vivre? 

Enregistré dans : coup de gueule on Mercredi, juin 25th, 2008 by admin | 12 commentaires

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Tout a commencé par cette interview de Van Roekeghem directeur de l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie. Sous prétexte de retour à l’équilibre des comptes de la sécurité sociale, il a annoncé un plan massif de déremboursement des médicaments et des soins pour les maladies de longue durée. Les malades du SIDA, de Parkinson, les cancéreux, les diabétiques n’ont qu’à payer ! Comment ne pas y avoir pensé plus tôt? Par quels raisonnements peut-on arriver à de pareilles absurdités? Il faut lire cette interview donnée aux Echos où le directeur de l’UNCAM n’hésite pas à opposer malades et bien portants “nous devons faire face à la hausse tendancielle des dépenses liées à l’accroissement de la prévalence des pathologies lourdes et chroniques : actuellement 40% de la population concentre 90% des remboursements“.

Devant l’émotion suscitée par cette annonce scandaleuse, le gouvernement bat retraite. L’UMP se félicite d’une “clarification“.

Pourtant rien n’est moins clair que la position du gouvernement ! Roselyne Bachelot trouve que ce qui est “immoral” c’est le déficit de la sécurité sociale. Elle se contente de préciser que le 15 juillet (c’est à dire au moment où les Français seront sur les plages) le gouvernement tranchera sur les propositions d’un haut fonctionnaire, qu’elle n’a jamais désavoué.

La seule clarification possible c’est la condamnation immédiate de ces mesures et l’annonce solennelle qu’elle ne seront jamais reprises.

Après l’adoption des franchises médicales cet hiver, ces propositions touchent au coeur même du pacte républicain.

Pour trouver les 250 millions que permettraient ces déremboursements je suggère trois propositions au gouvernement :

- abandonner le bouclier fiscal qui rapporte le même montant aux plus riches de ce pays

- la taxation des laboratoires pharmaceutiques dont les marges sont sans commune mesure dans le monde industriel

- la taxation des stock options (mais pas à un taux marginal) comme le suggérait le très gauchiste président de la cour des comptes, Philippe Séguin…

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Après l’Irlande 

Enregistré dans : coup de gueule, coup de blues on Jeudi, juin 19th, 2008 by admin | 6 commentaires

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C’était à la veille du référendum irlandais. Le groupe socialiste de l’assemblée recevait Jacques Delors pour parler de ses travaux au CERC (centre d’études des revenus et des coûts).

Bien entendu, difficile de ne pas l’interroger sur l’Europe. Le vieux monsieur de 83 ans est toujours aussi vif. Il ne veut rien dire de trop engageant “parce qu’avec les nouvelles technologies, il suffit que mes propos soient repris sur le plus obscur blog pour que…” cela fasse au moins le tour d’Europe. Tout le monde comprend toutefois qu’il anticipe une victoire du Non en Irlande. Mais il ne veut pas contribuer à une défaite par des pronostics sombres.
Il ne peut toutefois s’interdire de déplorer l’absence d’une vision pour l’Europe. Tout est dit.

le surlendemain les résultats irlandais sont donnés. Le “Non” l’a emporté.

Ce n’est pas le même “Non” que celui des Français : quand à Paris les partisans du “Non” demandaient plus d’harmonisation fiscale, à Dublin, les nonistes demandent à l’inverse le maintien de leur fiscalité avantageusement faible par rapport à la concurrence européenne. Quand certains craignaient en France la fin de l’avortement, en Irlande d’autres agitent au contraire la peur d’une légalisation rendue obligatoire par la charte européenne des droits fondamentaux…

Ce qui est certain, c’est que si les motivations sont très différentes d’un peuple à l’autre, ceux qui sont aujourd’hui consultés directement disent tous “Non”. C’est l’idée de l’Europe qui est aujourd’hui en grande difficulté. Le sentiment général c’est que les acquis (différents d’un pays à l’autre) sont menacés et qu’aucun horizon de protection de substitution ne se met en place.

Ce que devraient comprendre tous les gouvernants c’est que l’on ne peut pas racommoder une relation en se contentant de mécanos institutionnels. La seule façon de réconcilier les européens avec l’Union, c’est de répondre à leurs angoisses par la conduite de politiques publiques ambitieuses qui répondent à leurs angoisses.

C’est peu dire que le programme de travail de la présidence française de l’Union voulu par Nicolas Sarkozy pour le second semestre 2008 correspond peu à cette attente.

Le chef de l’Etat a choisi de faire de cette présidence, l’un des instruments de sa reconquête de l’opinion publique… nationale. La méthode cavalière vis-à-vis de nos partenaires à propos du plafonnement de la TVA sur les produits pétroliers témoigne de cette volonté. Il s’agit moins de parvenir à des résultats que de prendre à témoin nos concitoyens, excédés par des prix qui s’envolent.

De la même manière, parce qu’il est en difficulté pour justifier le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, Nicolas Sarkozy affiche sa volonté de construire une politique européenne de défense, mais ne lui donne aucun contenu crédible.

Le risque c’est une présidence pour rien. Une présidence d’affichage de bons sentiments, par exemple sur l’environnement, mais sans moyens véritables. Les urgences sont pourtant nombreuses.

D’abord sur le terrain de l’emploi et du développement économique. En Europe comme en France, l’accent a été mis sur une politique de la concurrence exclusive. Cela s’est fait au détriment d’une véritable politique industrielle concertée. Le soutien à la recherche et à l’innovation est mesuré alors qu’il mériterait un effort sans précédent.

Sur le plan social, le dumping est facilité par une jurisprudence récente de la CJCE (arrêts Viking, Laval et Rüffert) qui autorise des entreprises européennes à ne pas appliquer à leurs salariés les conventions collectives du pays dans lequel ils travaillent. L’urgence est à la production de directives qui assure la protection des salariés.

La présidence devrait également être le moment pour notre pays d’affirmer la nécessiter de garantir la place des services publics. Sur ce sujet, le traité de Lisbonne a ouvert la possibilité, inédite jusqu’alors, de sécuriser les services d’intérêt général. Il est insensé de constater que la pérennisation de ces outils de cohésion sociale, économique, territoriale ne soit tout simplement pas à l’ordre du jour.

Il n’est pas plus acceptable que prévale en matière d’immigration une politique du chiffre et que le co-développement figure de manière anecdotique pour soulager les consciences auxquelles il n’a pas échappé le lien ténu entre migrations et pauvreté.

L’Europe n’est pas une mécanique implacable au service d’une pensée unique. Elle est le cadre de négociation des Européens ; Tout y est, comme dans le cadre national, affaire de politique et de rapports de force. Ce n’est pas l’Europe qui est trop libérale, trop égoïste. ce sont ceux qui la conduisent. C’est la politique de la droite qu’il faut désavouer puisque c’est elle qui est majoritaire. Et ne pas enterrer la plus belle idée de l’après 2ème guerre mondiale.

Tout dépend de ce que l’on entend par “modernisation de l’économie” 

Enregistré dans : coup de tête on Mardi, juin 3rd, 2008 by admin | 20 commentaires

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Moderniser : 1. Rendre moderne. 2. Organiser d’une manière conforme aux besoins, aux moyens modernes (Petit Robert).

Cette semaine commence à l’assemblée une loi qui fait notamment suite au rapport Attali. Qui peut s’opposer à une loi qui prétend « moderniser l’économie » ? Malheur aux conservateurs et aux archaïques ! Encore faut-il s’entendre sur la définition de cette modernisation. Nous prétendons également vivre avec notre temps, mais nous ne partageons pas la même appréciation sur les remèdes à apporter aux maux actuels.

La droite présente des propositions destinées à « stimuler la croissance et les énergies ». Elle présente l’encouragement à la création d’entreprises, ou la relance de la concurrence comme les solutions. Jusque-là tout va bien. Mais les moyens qu’elle suggère de mettre en œuvre pour satisfaire ces objectifs doivent nous inquiéter.

C’est moins à la création d’entreprises que nous risquons d’assister qu’à l’externalisation de salariés, transformés en « auto-entrepreneurs ». Derrière l’idée séduisante selon laquelle chacun pourrait devenir son propre patron se profile la multiplication de la précarité. Cette incitation sera d’autant plus forte que les coûts pour l’entreprise seront plus faibles car les cotisations sociales seront réduites et le rapport de force entre donneur d’ordre et « l’auto-entrepreneur » totalement déséquilibré.

C’est moins à l’organisation de la concurrence qu’invite le projet de loi qu’à la mise en coupe réglée du territoire par les grands distributeurs. Plutôt que la règle mécanique des 1000 m2 pour l’autorisation d’installer des grandes surfaces, la proposition des socialistes est autrement plus judicieuse. C’est aux élus qu’il doit revenir le choix de l’implantation des surfaces commerciales car c’est à eux de mesurer l’impact sur les détaillants de centre-bourgs, l’emploi ou l’équilibre d’un territoire.

Ce n’est pas à « l’amélioration du financement de l’économie » que s’attelle le gouvernement quand il banalise la distribution du livret A. La conséquence est connue, le livret A servira de produit d’appel aux banques qui, dans un second temps, conduiront leurs clients vers d’autres produits d’épargne, détournant ainsi des fonds qui servent aujourd’hui au financement du logement social.

Enfin comment ne pas s’étonner que la « modernisation de l’économie » fasse l’impasse sur les conditions de travail des salariés Comment comprendre que les consommateurs soient tenus en lisière du projet et que le principe de l’action de groupe, qui permet les recours collectifs, soit encore renvoyé à d’autres lendemains ?

Le groupe socialiste a élaboré une série de 10 propositions fortes de nature à instaurer les conditions d’une concurrence loyale, sociale et régulée et doter le pays des outils nécessaires à la conduite d’une vraie politique économique et industrielle.

1) Donner des vrais droits aux consommateurs : création d’une véritable action de groupe permettant une juste indemnisation des préjudices subis

2) Créer les outils d’une régulation sincère de la concurrence : l’Autorité de la concurrence doit pouvoir casser les situations de domination territoriale des centrales d’achat (obligation légale de vente de leurs enseignes dès lors que celles-ci représentent plus de 25% d’une zone de chalandise)

3) Assurer l’équilibre dans les relations commerciales fournisseurs-distributeurs : transparence complète des conditions générales de vente, contreparties à la négociabilité des prix, encadrement du référencement…

4) Préserver l’objectif de diversité et de proximité commerciale : nouvelle impulsion du commerce de proximité, maîtrise de l’urbanisme commercial par les élus locaux (maintien du seuil d’autorisation des implantations commerciales par les CDEC sauf compétence d’un schéma de cohérence territoriale (SCOT), autoriser les associations de commerçants de proximité à mutualiser leurs actions (emploi partagé, stockage, groupement d’achat, promotion commerciale…)

5) Soutenir la création et le développement des PMI-PME : extension du « small business act » à toutes les PME (et non seulement aux PME innovantes), orienter le soutien vers le développement des PME plutôt que sur la seule création (soutien à l’export, accès au crédit et au capital risque…)

6) Soutenir une vraie politique industrielle par la création d’un fonds souverain (CDC), et l’extension des tarifs régulés de l’électricité

7) Créer un droit à l’assurance pour les créateurs d’entreprise confrontés au refus de vente

8) Assurer l’égalité d’accès territorial au très haut débit : réserver une partie du dividende numérique pour les communications à très haut débit dans les zones rurales et lutter contre les zones blanches par la prise en compte d’un critère d’aménagement du territoire pour l’attribution de nouvelles fréquences

9) Garantir le financement du logement social par les fonds collectés du Livret A

10) Défendre l’accessibilité bancaire : créer un droit au compte et un service universel bancaire, faciliter la mobilité bancaire, lutter contre l’endettement (création d’un fichier positif, dispositif de protection du conjoint…)

Qui a dit que l’opposition n’avait rien à proposer?

D’OGM en réforme de la constitution, arnaques en chaîne. 

Enregistré dans : coup de gueule on Vendredi, mai 23rd, 2008 by admin | 15 commentaires

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La position du gouvernement sur les OGM est minoritaire dans l’opinion. Elle n’est soutenue que du bout des lèvres par une majorité UMP très divisée sur ce sujet. La semaine précédente, le texte a même été rejeté. Qu’importe, le Premier Ministre a décidé de passer en force. Le groupe socialiste a déposé une motion référendaire pour demander que le peuple soit saisi et permette de sortir de la confusion. La majorité a refusé.

Dès lors comment accorder crédit aux déclarations d’intention du gouvernement sur la démocratisation de nos institutions?

Le gouvernement prétend réaliser d’importantes concessions. La dernière en date justement : le “référendum d’initiative populaire“. Le problème c’est que derrière les mots jetés en pâture aux médias, il n’y a ni initiative populaire, ni même… référendum… Pas mal non ?

Je m’explique. Comment va marcher cette nouvelle procédure? D’abord l’initiative du déclenchement sera exclusivement du ressort de 20% de parlementaires (ce qui exclut d’office PCF, PRG, Verts, MODEM qui ne disposent pas de telles forces au Parlement). Ces Députés et sénateurs devront ensuite collecter 4,5 millions de signatures (chacun étant appelé à signer en mairie sur présentation de sa carte d’électeur). Déjà là, on sent que cela ne va pas être tous les jours… Et bien, mieux encore, si ces deux premières étapes sont franchies, que se passe-t-il? le référendum ? Pas du tout : le Sénat et l’Assemblée sont saisis du texte. Ils peuvent approuver comme rejeter. Et c’est uniquement si aucune des ces deux institutions n’accepte de discuter du projet qu’au bout d’un an, le président de la République soumet à référendum…
Le problème, c’est que les exemples sont légion. La plupart des nouveaux droits sont purement virtuels. Qu’on en juge :
Le pouvoir de nomination du président serait désormais encadré ? Oui mais la condition pour opposer un veto parlementaire est de réunir 3/5èmes du Parlement, ce qui rend l’exercice de ce droit quasi inaccessible. L’usage du 49 al 3 serait limité ? Oui mais la possibilité de l’utiliser une fois par session comme sur les lois de finances et financement de la sécurité sociale ne contrarierait en rien la pratique déjà établie. La maîtrise de l’ordre du jour serait pour moitié aux mains de l’Assemblée et du Sénat? Oui mais augmenter les pouvoirs du Sénat sans y rendre possible l’alternance, ce n’est pas à proprement parler une avancée démocratique.
Voilà. Toujours pas de quoi s’emballer…

3 allée des Sorbiers - suite et fin. 

Enregistré dans : coup de tête on Mardi, mai 20th, 2008 by admin | 11 commentaires

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La majorité municipale a décidé lors du conseil municipal du 19 mai d’acquérir le local du 3 allée des sorbiers ; C’est le GRETA (formation pour adultes) actuellement installé au collège Wiener qui en sera le prochain locataire. Cette solution met un terme au douloureux feuilleton de la mosquée clandestine de Champs.

L’opposition irréfléchie et incompréhensible de l’UMP

Lors du dernier conseil municipal, nous nous sommes donc étonnés de la position prise par l’UMP qui s’exprimait par la voix de Monsieur Dubois (le Modem s’est lui abstenu).
En effet M. Dubois s’est opposé à cette solution, prétextant que le prix négocié pour l’achat était trop élevé. Pourtant les faits sont clairs :
•    La SCI a mis en vente le local à 498 000 €
•    Le service des Domaines l’a évalué à 430 000 €
•    La mairie achète le local 385 000 € après négociation. (+ 25 000 de frais d’agence). Pour mémoire la mairie ne peut négocier que dans une fourchette de +/- 10 % par rapport à l’évaluation des Domaines.

Cette opposition de l’UMP au projet est incompréhensible :
1.    La copropriété a été consultée et a donné son accord
2.    L’achat par la mairie permet de retrouver la sérénité puisque la destination des locaux est désormais maîtrisée. Plus de risque de voir arriver des activités inadaptées sans contrôle préalable.
3.    Le projet est totalement bouclé car un locataire est déjà trouvé.
4.    Le choix du nouveau locataire est une bonne nouvelle : le GRETA qui voulait partir pour insuffisance d’espace peut rester dans le quartier. L’activité ne sera en rien perturbatrice, y compris au niveau du stationnement, puisque ce sont déjà les mêmes emplacements qui sont utilisés pour l’activité du GRETA.
Les résidents de la Maréchale pourront donc se réjouir, mais noter que dans cette affaire l’UMP aura sans cesse varié, ses positions successives tenant davantage de la posture et des calculs que de l’intérêt général.

pour un pacte démocratique 

Enregistré dans : Divers on Mardi, mai 13th, 2008 by admin | 24 commentaires

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Nous commémorons cette année les cinquante ans de la Vème République. Le président Sarkozy a souhaité remettre au coeur du débat politique la réforme de nos institutions. Le sujet n’est clairement pas une priorité pour les Français. Pourtant le sujet est loin d’être accessoire.

Pour parvenir à faire adopter sa réforme, Nicolas Sarkozy doit trouver 3/5ème des voix du congrès du Parlement (Assemblée + Sénat réunis à Versailles). Il ne les a pas car les voix dissidentes à droite sont nombreuses.

La gauche n’a pas, en théorie, les 2/5ème qui permettent de bloquer le processus, mais du fait de ces abstentions ou votes contre à droite, son vote devient déterminant.

Il y a donc potentiellement une chance (historique?) d’aboutir à une modification de nos institutions avec l’assentiment de la droite et de la gauche.

Pour le moment les déclarations d’ouverture du gouvernement et du groupe UMP se multiplient, mais les mots ne masquent pas l’intangibilité des positions. Aucune ouverture réelle n’a - pour le moment - permis d’avancer.

Pour que le compromis soit possible il faut sortir du périmètre trop étroit de la constitution. C’est un vrai “pacte démocratique” qu’il faut viser. Il doit comprendre les modes de scrutin (déterminants et relevant souvent en Europe de la loi constitutionnelle), les lois organiques et les réglements des assemblées qui précisent le texte constitutionnel. Il doit prendre en compte tous les pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire, médias.

C’est l’indépendance de ces pouvoirs qui fondera la crédibilité de l’ensemble. Pour l’instant, le parlement voit à la marge ses pouvoirs se renforcer (surtout ceux de la majorité). Mais pour l’essentiel, nous sommes encore dans l’épure de l’hyper présidence de Nicolas Sarkozy. Pas de quoi s’emballer.

2 livres qu’ils auraient dû publier avant le 6 mai 2007 

Enregistré dans : Divers on Mardi, avril 29th, 2008 by admin | 48 commentaires

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Le 1er de ces livres, c’est celui de Bruno Lemaire, directeur de cabinet de Villepin. Il a consigné quotidiennement la chronique de la droite au pouvoir du 1er janvier 2005 au 6 mai 2007. Le second c’est le livre d’un repenti, François Léotard. Il a voté pour Nicolas Sarkozy, mais confesse qu’il « dort mal depuis ».

Le journal de Le Maire, tient du western. Il lui a donné pour titre « Des hommes d’Etat », mais d’Etat il est rarement question. On côtoie un président de la République revenu de tout, jusqu’à devenir imperméable – du moins en apparence – à l’échec. Tout glisse sur ses plumes fatiguées. Il observe un monde politique auquel il sait devoir, après l’échec référendaire et un accident vasculaire cérébral, tirer sa révérence. Villepin en fait ainsi la confidence à son collaborateur : « Le président, vous savez, il se bat pour la vie, c’est la seule chose, la vie. Tout le reste, le pouvoir le gouvernement, les élections, le parti, ça ne l’intéresse plus. »
Il conserve cependant son flair d’animal politique. Des trois dirigeants de la droite, il est le seul à avoir senti, dès l’origine, l’impasse à laquelle mènerait le CPE. Mais voilà, le vieux président n’ose plus s’opposer aux foucades de son jeune et impétueux Premier Ministre dont les velléités seront définitivement bloquées par la gifle politique que constitue le retrait du CPE et les méandres de l’affaire Clearstream.
De Nicolas Sarkozy, l’actuel député UMP de l’Eure tire le portrait d’un obsessionnel mû par son seul désir de conquête. « il a sacrifié ce que Villepin ne sacrifiera pas, que je ne saurais pas définir, qui n’a pas de nom sans doute, la part de soi-même qu’on abandonne sur le chemin du pouvoir. » A chaque rencontre avec Villepin, lors de chaque tête à tête, la même rengaine, la même volonté de créer le rapport de force avec son concurrent le plus sérieux à droite : « Ne vous y trompez pas, Dominique. Quoi qu’il arrive, j’irai. Je sais que c’est l’Everest par la face nord, mais j’irai. Je ne renoncerai jamais. Personne ne m’arrêtera (…/…) je ne sais pas pourquoi je suis aussi décidé, c’est un peu fou, c’est ma force. ». La répétition de ce type de scène crée le malaise. Les petits déjeuners de la majorité sont mortels « on est entre soi et on s’ennuie ». Le président de l’UMP se mure dans son silence, joue avec son téléphone, se retranche derrière ses Ray Ban, se retire pour cause de migraine les jours de mauvais sondages…

Sarkozy s’était donc préparé à gagner. Mais à gouverner ? Rien n’est moins sûr à lire François Léotard. L’ancienne tête de file des libéraux a rédigé son pamphlet d’une seule traite. Pas assez vite cependant pour prévenir les Français. Pour ceux que le style pompeux n’arrête pas, il pourront lire un constat sévère. Dès l’élection, tout pue : « Fouquet’s, accolades, jeunes femmes et vieux financiers, ceux qui avaient bien joué leurs économies au bon moment… »
Alors pourquoi avoir attendu le 6 mai pour s’indigner des pratiques de son « cher » et « vieux » Nicolas ? L’ancien compagnon de classe gouvernementale plaide non coupable : « Sarko sur un marché, c’est un télévangéliste américain. Vous l’écoutez et vous repartez avec le séche-salade électrique, la gomme magique… Arrivé chez soi c’est différent. On est un peu honteux, on s’est fait prendre. » Soit.
La nuit du Fouquet’s, la retraite monastique transformée en croisière de luxe, le « déferlement » des milliardaires, la « chasse aux nigauds baptisée ouverture », le drapeau tricolore « relooké par Prada », les « intermittences du cœur à la Lanterne », le « malaise » né du discours de Latran … » L’ancien ministre de la culture y a vu autant de raisons de « bouffer son bulletin de vote ». Alors que l’on pouvait imaginer un président qui marquerait la rupture avec certaines traditions, l’auteur observe qu’en fait de « transgression » c’est « exactement l’inverse qui se passe : la soumission à l’air du temps (…/…) une cavalcade en compagnie de la misère de notre temps : non pas le dérèglement des sens , mais le dérèglement de tout sens. »

Léotard écrit comme un écorché vif. Il étonne par sa condamnation totale et globale de la politique menée, paquet fiscal compris.
C’est sur l’immigration qu’il est encore le plus inattendu. La politique sarkozyste, si on la « rassemble peu à peu, comme les morceaux d’un puzzle » s’apparente à de la « xénophobie ».

Dans un dialogue imaginaire entre Cassandre et Sarkozy, Léotard fait dire à la prédicatrice grecque : « - Tu finiras mal Nicolas ! Les rois ne savent jamais limiter leur pouvoir. » Quand cela a si mal commencé, l’espoir est en effet ténu…

Finalement c’est Chirac, l’ennemi fidèle qui aura été le plus clairvoyant, ainsi au printemps 2005, Le Maire rapporte un échange entre le président et Villepin : « la majorité réclamera ce qu’elle voudra, je ne nommerai pas Sarkozy Premier ministre, c’est comme ça. Il est un excellent communicant, c’est sa force, mais elle lui fera faire des erreurs, des erreurs graves. »

Un an déjà : du bling bling… au couac couac 

Enregistré dans : coup de tête on Mardi, avril 29th, 2008 by admin | 19 commentaires

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Un an dans quelques jours que Nicolas Sarkozy est président de la république. Ces douze mois auront suffi pour que se dissipent les illusions de sa campagne. On allait voir ce que l’on allait voir :
« Ensemble », tout serait « possible »… Et bien, on a vu ! Le « président du pouvoir d’achat » a transformé l’or en plomb.

Un an après, une défaite municipale cinglante et des sondages calamiteux obligent le président à un exercice d’autojustification pendant une heure et demie à la télévision. On nous annonce que le président a changé. Qu’il a compris… Et bien on n’a pas vu !.. Certes, le chef de l’Etat affiche une humilité nouvelle, il se couvre la tête de cendres, mais sur le fond, il ne lâche rien. S’il reconnaît une erreur sur le « paquet fiscal », elle est selon lui, juste une faute de « communication ».

Le président n’entend pas changer de cap. Pourtant, la loi sur le paquet fiscaldevait provoquer un « choc de confiance » qui se transformerait en « choc de croissance »… Qu’avons-nous vu ? Le bouclier fiscal ne profite qu’à une minorité de privilégiés, comme les nouvelles exonérations sur les grosses successions (les petites et moyennes étaient déjà exemptées). Le dispositif sur les heures supplémentaires est selon la commission des Finances de l ‘Assemblée « coûteux et peu efficace »… La croissance est au plus bas et les déficits publics plombent les marges de manœuvre du gouvernement…

Quand le président évoque maintenant la nécessité d’aider les travailleurs pauvres en généralisant le Revenu de Solidarité Active, il annonce pour le financer… la baisse de la Prime Pour l’Emploi qui bénéficie aux salariés modestes ! Tout se passe comme si, depuis que l’UMP a vidé les caisses, les plus nécessiteux devaient supporter un plan d’austérité qui n’ose pas dire son nom.

Augmentation du prix du gaz, destruction massive de postes d’enseignants dans les écoles, suppression de la carte famille nombreuse ou de certaines allocations familiales, déremboursement de l’optique, des soins dentaires, toutes ces décisions ou ces « couacs » relèvent d’une même logique : les Français qui peinent doivent payer pour le maintien des privilèges d’une minorité.

Les propositions de l’opposition ne sont même pas débattues au Parlement. Le gouvernement refuse purement et simplement d’en discuter. Qu’il s’agisse de baisser les prix du logement ou la TVA des produits de 1ère nécessité, il est pourtant urgent d’entendre ce que la gauche a à dire. Quand une partie de la droite vote avec la gauche sur les OGM pour respecter les engagements du « Grenelle » de l’environnement, la majorité sénatoriale s’empresse de faire rentrer l’UMP dans le rang.

Les ministres issus de la gauche ont vu leur domaine d’influence rapetisser avec le temps : Fadela Amara porte un plan espoir pour les banlieues sans moyens correspondants, Eric Besson est chargé de noter ses collègues, Jean-Marie Bocquel a été rangé dans un placard par Omar Bongo, Bernard Kouchner est préposé aux couleuvres à avaler, Martin Hirsch assume une politique toute entière tournée vers les plus riches… L’ouverture n’était qu’une promesse…

De la campagne de 2007, il ne reste que l’appétit - intact - de pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas nous qui le disons mais François Léotard : « ça va mal finir! »

que peut-il encore nous dire? 

Enregistré dans : coup de tête on Mardi, avril 22nd, 2008 by admin | 20 commentaires

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Il va parler. Jeudi. Mais que ne savons-nous déjà? Il est président de la République depuis un an, et même sa propre majorité semble avoir perdu toute illusion.

Sur ce blog, David, Damien et quelques autres défendent encore avec âpreté un bilan qui pourtant ne ressemble plus en rien à la promesse du “Ensemble tout devient possible“. Ces dernières semaines ont été un festival. Changement de cap militaire annoncé devant le Parlement britannique alors que personne en France n’en avait été informé. nouvelle augmentation du prix du gaz de 4,5%. Abandon des engagements du “Grenelle de l’environnement” sur les OGM pour ne pas faire de peine aux grognards de l’UMP. Retour à la realpolitik avec les dirigeants chinois à qui le président recommande de la “retenue” dans leur répression du peuple tibétain…

Et puis il y a eu cette sucession de couacs : abandon de la carte “famille nombreuse“, suppression d’une part des allocations familales, déremboursement de l’optique et des soins dentaires… Le désordre gouvernemental est tel que personne ne sait ce qui demeure des annonces… Qu’importe. Ce qui est manifeste, c’est l’intention commune à ces trois mesures : quand l’Etat UMP n’a plus d’argent, c’est dans les poches des plus modestes qu’il se sert.

Comme disait l’autre, “putain, quatre ans”!

pour le Tibet 

Enregistré dans : Coup de coeur, coup de gueule on Lundi, avril 7th, 2008 by admin | 13 commentaires

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La France devait rompre avec la realpolitik. C’était au temps fameux de la campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy à cette époque s’intéressait au tchétchènes et aux tibétains. Il voulait rompre avec la “françafrique” aussi.
10 mois plus tard, la preuve nous est administrée régulièrement, qu’en politique étrangère, c’est avec lui-même que le président a rompu. Ses nouveaux amis ont pour nom Muhammad Kadhafi, Wladimir Poutine, Hu Jintao, Omar Bongo… On aimerait pouvoir être moins catégorique. Hélas…
Lundi, il y avait la flamme olympique à Paris. Le président du groupe socialiste a demandé que l’Assemblée Nationale, symbole des Droits de l’Homme, soit pavoisée aux couleurs du Tibet pour le passage du cortège des sportifs. Cela lui a été refusé pour d’obscures raisons réglementaires. Il a alors demandé un écran géant comme pour Ingrid Betancourt. on lui a refusé aussi, oralement pour ne pas laisser de trace. “- Quelle différence faire entre le martyr de la franco-colombienne et celui des moines ou des manifestants tibétains? - pour Ingrid Betancourt, il n’ y avait pas de problème diplomatique avec un pays étranger. ” Difficile d’être plus clair, les Droits de l’Homme ne sont évocables que lorsqu’ils ne froissent personne.

Avec Jean-Marc Ayrault, nous avons décidé de ne pas en rester là. Nous avons fait faire une banderole (photo) et à l’heure du passage de la flamme, nous avons sauté sur le mur (de la buvette de l’Assemblée) pour qu’il ne puisse être dit que le pays des Droits de l’Homme avait cédé aux amicales pressions du gouvernement chinois.

l’obsession Atlantiste de Nicolas Sarkozy. 

Enregistré dans : coup de gueule on Mardi, avril 1st, 2008 by admin | 41 commentaires

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Le sujet n’est pas nouveau sur ce blog. Depuis longtemps y est relevée et dénoncée l’obsession atlantiste de Nicolas Sarkozy.

Il s’agit cette fois de la décision d’envoyer un contingent de soldats français supplémentaire en Afghanistan pour assumer des missions de combat dans l’Est et le Sud du pays (juqu’ici la France se cantonnait à des opérations de stabilisation).

En 2001, cette intervention relevait de la légitime défense (reconnue par la charte de l’ONU) après le double attentat du world trade center. Aujourd’hui, faute d’avoir su réussir la consolidation et le développement de l’Afghanistan, la logique militaire a montré ses limites. Le salut de l’Afghanistan passe par une évaluation et par une complète réorientation de la stratégie politique, diplomatique et militaire de la coalition. Cette évaluation a été refusée alors qu’elle a été demandée par Jean-Marc Ayrault en octobre dernier. La présidence de l’Assemblée l’a alors purement et simplement refusée.

L’intérêt de la France n’est pas d’ajouter la guerre à la guerre. Elle est d’aider à un règlement global. Aujourd’hui rien ne le garantit. Pire, l’envoi de troupes cède à la demande de l’administration américaine de renforcer l’effort de guerre de la France en Afghanistan, sans rien changer de leur approche du sujet.

Mais Nicolas Sarkozy est-il vraiment sensible à ce genre d’arguments? L’Afghanistan n’est en l’espèce que le moyen pour le président de la république de se rapprocher de son véritable objectif, celui de devenir le meilleur allié de G.W. Bush en Europe. Cela passe par la réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN, décision en rupture complète avec tous les présidents de la République, depuis Charles De Gaulle jusqu’à Jacques Chirac. La France abandonne son combat pour le multilatéralisme, oublie ses ambitions en faveur d’une Europe de la défense, elle se retrouve liée à une doctrine des blocs qu’elle a toujours récusée.

Une pareille décision mériterait un débat dans toute démocratie digne de ce nom. Là encore, il a fallu toute la détermination de l’opposition pour l’obtenir. Rivé sur le monde anglo-saxon, Nicolas Sarkozy avait préféré le parlement Britannique pour faire ses annonces !

Là où Mitterrand avait accepté un débat et un vote en 1991, François Fillon n’a accepté de donner la parole à l’opposition que 10 minutes et refusé le vote.

Qu’importe, les socialistes ont décidé de déposer une motion de censure qui sera discutée mardi prochain : Ce sera l’occasion pour chaque parlementaire dans le secret de sa conscience de faire un choix dont dépendent la vie de nos soldats et plus largement l’indépendance stratégique de notre pays.

Mardi, nous compterons ce qu’il reste de gaullistes à l’UMP.

les 13 milliards du plan d’austérité 

Enregistré dans : coup de gueule, coup de tête on Dimanche, mars 30th, 2008 by admin | 16 commentaires

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Le gouvernement n’a que l’expression “respect du Parlement” à la bouche. Cet intérêt (nouveau) pour le législateur est sensé relativiser l’effet laissé par l’omniprésidence de Nicolas Sarkozy. Hélas, ni le président, ni le Premier Ministre, ni les Ministres n’ont la pratique de ce beau discours.

Le Premier Ministre a refusé la semaine passée de répondre à l’opposition sur la révision des prévisions de croissance. Il a préféré ne pas avoir à gérer ensuite la confrontation en séance publique le 27 mars. Il avait envoyé ses ministres Novelli et Woerth (photo), pas très inspirés ni très courageux. Woerth a préféré les ondes de RTL le lendemain pour revenir sur les chiffres du déficit, tout comme Fillon avait préféré une interview au journal l’Express.
Le résultat c’est tout de même que grâce à l’obstination du groupe socialiste, le puzzle prend forme petit à petit : le déficit public en 2007 est revu à 2,7% du PIB, contre 2,4% initialement prévu par le gouvernement, soit +0,3 point. Le déficit public est ainsi de 50,3 Mds €. Il excède ainsi de 5,6 Mds € les prévisions du gouvernement.

Augmentation de la dette de 5,6 milliards d’Euros (annoncée vendredi par Woerth)
+
Gel ou annulation de 7 milliards de crédits (annoncée mercredi par Fillon)

Voilà le plan d’austérité que le gouvernement se refuse à avouer. 5, 6 milliards de dette supplémentaire comme cadeau pour les générations futures. 7 milliards d’annulations de projets dans tous les secteurs (éducation, logement, RSA etc.).

13 Mds € qui manquent… 13 milliards cela ne rappelle rien à personne? Si le gouvernement ne s’était pas coupé de toute marge de maoeuvre avec son “paquet fiscal” de 15 milliards en juillet 2007, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Errare humanum est, persevere diabolicum… (Il est humain de se tromper, persévérer dans l’erreur est diabolique).

le plan d’austérité qui ne dit pas son nom 

Enregistré dans : coup de gueule, coup de tête on Jeudi, mars 27th, 2008 by admin | 21 commentaires

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Depuis le mois de janvier, Jean-Marc Ayrault réclame à l’Assemblée un débat de vérité sur la situation économique et financière et sur ses conséquences sociales.
Le Premier ministre s’y est toujours refusé. Avant les municipales, il niait la réalité de la situation économique et jugeait inutile de débattre des hypothèses de construction de la loi de finances pour 2008, pourtant unanimement contestées.

Après les municipales, il refuse toujours le débat à l’Assemblée nationale, mais la réalité le rattrape. Le Premier ministre est contraint de reconnaître dans l’Express de ce matin que la croissance sera “entre 1,7% et 2%” et que le déficit de l’Etat sera supérieur aux prévisions. Les notes à Bercy tablent plutôt sur une croissance entre 1 et 1,5%. Nous sommes loin, très loin des 3% que le président voulait “aller chercher avec les dents” ou même des 2,5% qui ont servi de base à la construction de la loi de finances.

Malgré ses dénégations, un plan d’austérité qui ne dit pas son nom se met en place. Il prend dès à présent la forme :

- d’une annulation de 7 milliards d’euros de crédit, c’est-à-dire l’équivalent de l’augmentation d’un point de TVA.
- du creusement de la dette qui pèsera de manière insupportable sur les générations futures qui auront, elles aussi, à faire les frais du « paquet fiscal ».

Plus que jamais le respect des Français, le respect du Parlement et le respect de la démocratie supposeraient un débat public sur les conséquences de la politique économique du gouvernement depuis 10 mois et sur ce plan. Il est significatif que le Premier ministre s’y dérobe à nouveau alors que l’occasion lui est donnée de s’expliquer jeudi matin 27 mars devant l’ensemble de la représentation nationale. Plutôt que d’être confronté au débat, le Premier Ministre envoie le soldat Novelli, secrétaire d’Etat au commerce et à l’artisanat.

Comme il se dit dans les couloirs de l’Assemblée, “courage, Fillon”!

Le nouveau président est arrivé? Leçon de communication 1 

Enregistré dans : coup de tête on Mardi, mars 25th, 2008 by admin | 26 commentaires

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Le 16 mars, les Français ont adressé un message clair. Par delà les enjeux locaux, nos concitoyens ont sanctionné la politique conduite par Nicolas Sarkozy depuis 10 mois.

La réponse du pouvoir est stupéfiante. L’entrée de quelques proches du président au gouvernement et l’exil de David Martinon aux Etat-Unis, tiennent pour le  moment de viatique au Président.

François Fillon et ses ministres entonnent un couplet étonnant : la crise financière s’est arrêtée aux frontières de la France comme hier les nuages radioactifs venus de Tchernobyl contournèrent opportunément la France. L’Insee, le FMI, la Commission européenne, la plupart des économistes ont beau alerter sur la situation du pays, madame Lagarde le répète à l’envie : tout va très bien. Les Français ont voté, mais le Premier ministre croit pouvoir rester droit dans ses bottes. Il faut « tenir le cap » dit-il. Il se refuse à tout changement qu’il assimile à une forme de « pilotage à vue ». En bref, le mur a beau se préciser, François Fillon ne veut pas dévier de la route que la droite s’était fixée. Seule concession à la critique, il suggère du bout des lèvres que les Français seraient impatients. Sous entendu, leur vote n’exprime qu’une volonté d’aller plus vite…

Le président amorce lui une rectification d’image. Il a remisé les Ray-ban, changé de montre et s’abstient de faire shopping et jogging devant les caméras. Il marche désormais seul dans la neige, se recueille plus souvent qu’à son tour. Le silence remplace l’omniprésence y compris sur les sujets comme la répression chinoise au Tibet qui aurait pour une fois justifié une parole plus dense.
Le mariage avec Carla Bruni tombe finalement à pic. Les spin doctors du président le répètent à toutes les rédactions : qui mieux que la 1ere dame de France peut conduire le président à trouver une sérénité qui lui faisait défaut jusqu’alors ? Et déjà la presse de s’enthousiasmer pour Carla, moins bohême qu’on ne le crût et dont l’éducation bourgeoise aidera - croit-on anticiper - le président à tenir son rang. Les journalistes comme les lecteurs adorent les belles histoires. C’est en tout cas ce que pensent les communiquants de Nicolas Sarkozy.

C’est tout le problème de la droite, elle croit qu’elle a perdu les élections municipales parce que sa machine communicationnelle s’est, au choix, emballée ou enrayée.

La vérité chacun la connaît. Les Français ont exprimé une défiance sur le style et la méthode présidentiels. Ils ont également marqué des doutes sérieux sur la politique conduite et leur inquiétude sur les réformes engagées.

Au cours des prochains mois, la droite promet une avalanche de textes. Le régime de nos retraites, le système de santé, nos institutions, l’avenir de l’audiovisuel public, la modernisation de notre économie vont faire l’objet de nouvelles dispositions. La gauche, renforcée dans son rôle d’opposition et stimulée dans son devoir de proposition ne sera pas en reste. Le parti socialiste prépare sa rénovation. Trois groupes de travail sont lancés. Les groupes parlementaires se réorganisent et préparent l’alternative sur tous les textes.

Une nouvelle étape s’ouvre dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce sera celle d’un rééquilibrage entre majorité et opposition. En moins d’un an, Nicolas Sarkozy a fait la démonstration de ses propres limites. Tout le reste dépend maintenant de nous.

Elu. 

Enregistré dans : Coup de coeur, coup de gueule on Samedi, mars 22nd, 2008 by admin | 18 commentaires

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Cela fait plus de vingt ans que je me suis engagé en politique. De la cité des Blossières ou j’habitais à la mairie de Champs, plus de vingt ans à chercher convaincre et agir pour le bien public.

Après deux décennies, me voilà pour la première fois élu. Pour un “carriériste”, pas vraiment de quoi se vanter…
Pourquoi est-ce que j’écris cela? Parce que je suis parfois consterné par ce que j’entends ou lis, y compris sur mon blog.

Tous pourris” voilà la rengaine la plus lassante. Surtout la plus injuste.

Je suis conseiller municipal. Je vais participer à je ne sais combien de commissions, conseils d’administration, réunions intercommunales pour y représenter la ville. Je ne gagnerai pas un centime pour cela. Ce sera totalement bénévole.

D’autres touchent une indemnité (maire, adjoints et délégués). Le plus souvent, elle ne compense même pas les pertes de salaire qu’entraîne l’obligation de disponibilité.
Puisque ces jours-ci, il est beaucoup question du patrimoine, du salaire, du logement de Maud Tallet, je veux simplement rappeler qu’être maire, c’est être à la tête d’une entreprise de plusieurs centaines de salariés. Que cela représente un effort de tous les instants. Aucun patron n’accepterait une responsabilité aussi grande pour une récompense aussi faible.

On peut reprocher à Maud certaines de ses idées. Je ne m’en prive pas. On ne peut certainement pas remettre en cause son dévouement ni tenter de la disqualifier en répandant en permanence la rumeur sur sa probité et son intégrité.

Merci ! 

Enregistré dans : campagne, Coup de coeur on Lundi, mars 10th, 2008 by admin | 43 commentaires

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Dimanche 9 mars.
La journée commence par une longue attente. Celle des campésiens qui comme tous les franciliens mettent un peu de temps à venir déposer leur bulletin dans l’urne. Pour ceux qui n’ont jamais tenu de bureau de vote ni mené campagne, je le confesse : des isoloirs vides c’est crispant et surtout très décevant.

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Pas moins éprouvant pour les nerfs, les électeurs qui donnent le sentiment d’hésiter devant les panneaux électoraux. On les suit du regard… sur quelle affiche vont-il s’arrêter? Et dire que l’on a même pas le droit de leur parler pour les inciter à faire “le bon choix“.
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Le summum, c’est la première centaine de bulletins que l’on dépouille. Celle qui indique une tendance. Celle où l’on estime ce que pourra être le résultat final. A chaque nouvelle dizaine d’enveloppes ouvertes on se prend à y croire ou au contraire à désespérer.
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Vient enfin le moment de la délivrance. Celui du résultat. Hier soir, il fût sans appel. La liste de la gauche unie conduite par Maud tallet l’a emporté avec le score historique de 63,53% des voix.

Merci infiniment à toutes celles et ceux qui nous témoigné de leur confiance par ce vote.
A nous de nous en montrer digne pendant ces six prochaines années. Merci encore.

A demain ; et surtout n’oubliez pas, à Champs, il n’y a qu’un seul tour ! 

Enregistré dans : campagne on Samedi, mars 8th, 2008 by admin | Comments Off

La campagne électorale des municipales se termine à Champs sur Marne. Il n’y aura qu’un tour puisqu’il n’y a que deux listes.

A partir de minuit, les derniers colleurs devront ranger leurs pinceaux et leurs affiches, et les bloggueurs abandonner leurs claviers.
Afin d’éviter toute contestation, ce blog ferme donc ses portes pour quelques longues heures. Celles pendant lesquelles vous serez très nombreux, j’espère, à vous rendre aux urnes (avant 18h).

Merci à toutes et à tous, qui avez pris de votre temps pour lire ou contribuer au débat sur ce blog. Vous êtes sans cesse plus nombreux. c’est un réel plaisir de vous accueillir sur ces pages.

A vous de voter maintenant et de nous départager.

A lundi.

Bien à vous,

Olivier FAURE

le pouvoir est sourd, votez plus fort ! 

Enregistré dans : campagne on Vendredi, mars 7th, 2008 by admin | 47 commentaires

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Dans le Figaro d’hier le président de la République annonce la couleur : quoi qu’il se passe, il maintiendra le cap qu’il s’est donné. Après avoir dans un premier temps cherché le plébiscite de sa politique au travers de ces élections intermédiaires, voilà en tout cas un vrai virage à 180°.

L’interprétation de ces résultats ne pourra en réalité se limiter au commentaire de 36 000 choix locaux. Le fait que le renouvellement des équipes ait lieu simultanément dans les 36 000 communes donne incontestablement une valeur nationale au scrutin. Certes, il existe des maires de gauche qui réussissent l’exploit de se faire préférer dans des villes dominées électoralement par la droite lors des scrutins nationaux. L’inverse est également vrai. Il n’en demeure pas moins que depuis la libération , ces élections ont toujours permis de capter les tendances politiques lourdes dans le pays. Les alliances en 1971 précédèrent la bipolarisation de la vie politique. La victoire spectaculaire de la gauche en 1977 ouvrit la voie à celle de 1981. L’année 1983 marqua le recul net de la gauche et l’émergence du FN. Les victoires à Paris et Lyon masquèrent opportunément le reflux électoral de la gauche en 2001.
Jusqu’ici, les municipales qui eurent lieu dans l’immédiat après présidentielle, confirmèrent le soutien au pouvoir en place. Ce fût sensible en 1989, moins net, mais réel en 1995.
Une défaite claire de la droite les 9 et 16 mars, neuf mois après une victoire large, serait aussi inédite que peut l’être la situation politique actuelle. Le signal donné serait puissant. Il n’est cependant pas acquis. La chute brutale de popularité de Nicolas Sarkozy dans les sondages annonce dit-on une démobilisation de son électorat. Sans doute. Mais la multiplication de sondages favorables à la gauche peut avoir le même effet sur nos électeurs. Or, il suffira que la débâcle annoncée ne soit pas aussi forte pour que le Président cherche à reprendre la main en relativisant des résultats dont l’exégèse serait moins facile.

Il faut donc en cette fin de campagne jeter toutes nos énergies dans la bataille pour rappeler le double sens que prendra le scrutin de mars. Au plan local, toutes nos victoires permettront d’amortir la brutalité de la politique nationale. Au plan national, la sanction du pouvoir en place créera le rapport de force nécessaire pour éviter au pays un nouveau tour de vis, prévisible du fait même de l’état des finances publiques après le vote du “paquet fiscal”.

S’agissant de la dimension locale du vote, chaque bulletin déposé en faveur de la gauche aura pour effet protéger nos concitoyens face aux décisions prises par le gouvernement. Quel que soit la ville, partout les candidat(e)s de gauche portent la même volonté, celle d’agir :

• pour la réussite éducative de tous, en offrant une prise en charge éducative qui dépasse le temps scolaire,
• pour le développement durable en intégrant cette démarche dans tous les choix d’investissement et en développant les transports en commun en site propre,
• pour le logement, en oeuvrant à la diversité sociale dans nos villes,
• pour de nouvelles solidarités en multipliant les actions d’insertion ou en en garantissant une présence médicale, notamment dans les zones rurales et les quartiers populaires,
• pour la sécurité de chacun en revendiquant le rétablissement d’une police de proximité mais aussi en créant les postes de médiateurs ou des dispositifs d’aide aux victimes,
• Pour le maintien des services publics locaux,
• Pour la démocratie locale en favorisant la vie associative et en approfondissant les formes nouvelles de démocratie participative.

Chacun de ces engagements porte la condamnation de la politique menée par Nicolas Sarkozy, tant la contradiction apparaît flagrante entre ce que nous voulons faire et ce que nous observons aujourd’hui.

Le vote dimanche prochain ne sera pas seulement l’occasion d’une sanction, ce sera aussi la possibilité d’apporter la preuve d’une politique alternative. Aujourd’hui dans les territoires. Demain dans l’ensemble du pays.

Tous les arguments ne se valent pas 

Enregistré dans : campagne on Jeudi, mars 6th, 2008 by admin | 16 commentaires

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Le débat politique sort parfois des rails. L’anonymat du net favorise la diffusion de rumeurs ou d’arguments qui n’en sont pas. Il y a quelques jours je m’étonnais de la façon dont certains militants de l’UMP utilisaient plusieurs pseudos pour chercher à créer une impression de masse.
Cette fois je découvre avec tristesse de nouveaux messages qui cherchent à dégrader l’image de notre maire. Je lis avec effroi certains messages détailler revenus et mètres carrés de Maud Tallet. Comme si pour être communiste ou à gauche il fallait forcément être pauvre et locataire.
C’est ignorer toute l’histoire de la gauche qui a vu d’innombrables fils de famille de Jaurès à Blum ou Mendès choisir le camp de la gauche sans que cela corresponde à leur intérêt personnel. ce fût leur grandeur d’épouser les combats d’une classe ouvrière à laquelle ils étaient, par leur naissance, étrangers.

J’ajoute que si on devait adhérer à cette thèse étrange qui prédéterminerait le vote de chacun en fonction de son milieu social, la droite ne serait jamais majoritaire à aucune élection… A méditer.

Les arguments préhistoriques de Chantal Brunel 

Enregistré dans : campagne, coup de tête on Dimanche, mars 2nd, 2008 by admin | 46 commentaires

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La dernière ligne droite de la campagne donne quelques sueurs froides à la droite. Le climat national n’est pas très bon, c’est un euphémisme… Il n’y a plus guère que le carré des fidèles pour penser que le “président du pouvoir d’achat” tient ses promesses. Seuls quelques courageux continuent à se revendiquer de lui. Sur les affiches de madame Brunel en juin, s’étalait le nom de Nicolas Sarkozy en lettres de feu. Celles de monsieur Dubois cherchent à faire oublier jusqu’à l’appartenance à l’UMP et la liste masque son identité derrière le mot “ouverture“.

L’inquiétude et la tension montent sensiblement ces derniers jours. Mercredi, la droite tenait meeting chez nos voisins à Emerainville. Le Parisien dans son édition de vendredi décrit une Chantal Brunel survoltée qui a même quelques difficultés à conserver le sens commun. Elle décrit les élus de gauche du Val Maubuée comme “ultra sectaires“, ce qui pour le coup est une belle preuve de sectarisme ! La députée UMP appelle à faire battre la “dinosaure” Maud Tallet. On se serait attendu à plus de hauteur de vue… Tout se passe comme si, privée d’arguments, la droite locale se repliait sur ses vieilles lunes et abandonnait toute nuance. Elle ressort ses comtes pour enfants: “Attention si tu n’es pas sage les vilains communistes t’emmèneront au goulag à la sortie de l’école“. Les colistiers de monsieur Dubois font même courir le bruit de la présence de Lutte Ouvrière sur la liste PC-PS-Verts et apparentés pour tenter de la discréditer. Mais “Qui a peur du grand méchant loup ?”

La vérité est très différente. Les brontosaures ne sont pas toujours là où on les cherche. La “camarade Tallet” a été distinguée pour sa gestion communale dans le journal de la presse bourgeoise et capitaliste, Challenges. Les impôts locaux n’ont pas progressé au cours de la dernière mandature. 708 entreprises ont élu domicile sur le sol campésien et nourrissent directement plus de 8000 salariés… A en perdre son latin.

Le même soir, Chantal Brunel, décidemment très en verve, a comparé les villes de gauche du Val Maubuée au “petit village gaulois qui résiste“. Je crains pour tous ceux qui l’écoutent un triste réveil les 9 et 16 mars prochains.
En effet, ce n’est pas un village qui résiste madame, c’est le pays tout entier !

paroles de campagne 

Enregistré dans : campagne on Vendredi, février 29th, 2008 by admin | 15 commentaires

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Tous les soir ou presque nous nous retrouvons au pied d’immeubles ou devant les commerces pour présenter la liste et le projet municipal.

Les témoignages de sympathie sont très nombreux.  Sans verser dans le publi-reportage, les messages de satisfaction sont très majoritaires. Ici ou là bien entendu quelques récriminations, le plus fréquemment liées à des problèes de voisinage. Le plus souvent le sentiment qui domine est que le travail de la majorité municipale est bien et honnêtement fait.

Champs est une ville d’équilibre. Equilibre entre logement social, en accession sociale, parc privé (52% des habitants sont propriétaires). Equilibre entre densification et préservation de l’environnement (la moitié du territoire de la commune est en espaces verts). Equilibre entre les populations (origines, générations, milieux sociaux). Au final Champs est une ville recherchée parce que l’on y vit bien.

pas d’avenir pour les anciens. 

Enregistré dans : coup de tête on Jeudi, février 21st, 2008 by admin | 44 commentaires

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« Peut-être que vos parents et grands parents vous gonflent (…/…) Notre travail sera de convaincre les vieux de nous faire confiance ». La phrase est de David Martinon, ex-interprète novice et maladroit des méthodes éprouvées de Nicolas Sarkozy.

Les seniors ont voté aux deux tiers pour le candidat de l’UMP en mai dernier. Aussi, si le Nekrassov de Sartre ne voulait « pas désespérer Billancourt », Nicolas Sarkozy ne doit pas désespérer les plus de 65 ans qui forment ses meilleurs bataillons électoraux. C’est pourtant ce qui se produit depuis le 6 mai dernier. Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour les personnes âgées modestes : création de franchises médicales, hausse du prix de l’énergie et de tous les tarifs publics, fin de l’exonération de la redevance télé, création d’un 5ème risque sensé couvrir la dépendance mais dont le système sera purement assurantiel, augmentation minimale de 1,1% des retraites alors que l’inflation a été de 2,6% en 2007.

Oubliées les promesses ! L’à-valoir de 200 euros annoncé par le président à la veille des municipales est lui-même sans rapport avec les engagements de l’an passé :

• L’augmentation réelle en 2008 ne sera que de 5%. Les 20% restants seront – nouvelle promesse - étalés sur le reste de la mandature. Rien de commun avec le programme du candidat qui prévoyait 25% tout de suite, puisque ces mesures devaient être financées « grâce aux économies obtenues par la réforme des régimes spéciaux de retraite ».

• La revalorisation devait aussi toucher les « petites retraites » . Aujourd’hui les annonces se limitent aux 600 000 bénéficiaires du minimum vieillesse. Elles ne s’appliquent évidemment pas aux 13 millions de retraités, mais pas davantage aux 3,5 millions de petites retraites.

Le minimum vieillesse est financé par le fond de solidarité vieillesse, alimenté aux trois quarts par la CSG. Qui paiera donc l’addition, puisque « les caisses sont vides », ou plus exactement, ont été vidées par le gouvernement en juillet ?

Les « 200 euros » du minimum vieillesse représentent au total 120 millions d’Euros. Deux solutions sont possibles : soit cet argent provient d’une nouvelle hausse de la CSG, soit la droite renonce au «bouclier fiscal» qui a coûté cette année au budget de l’Etat très exactement 121 millions d’euros (le bouclier fiscal a bénéficié à une poignée de 2398 contribuables qui ont vu leurs impôts baisser de 50 000 euros en moyenne).

Le résultat des municipales influera de manière décisive sur les arbitrages gouvernementaux. Il n’est pas trop tard pour prévenir chacun et faire plier le pouvoir. Il se dit qu’«Un homme n’est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place des rêves.»

Précision utile pour les lecteurs 

Enregistré dans : Divers, campagne on Samedi, février 16th, 2008 by admin | 33 commentaires

Quelques militants de l’UMP ont investi ce blog. Ils utilisent plusieurs pseudo pour tenter de créer un effet masse.

L’informatique permet de détecter ces fraudes en croisant les adresses IP. Ainsi Natacha est aussi Max. Carlos écrit également sous les pseudos de Jenny et Jethah. André Bigot et Maud la taupe ne font qu’un. François et Marc aussi. etc.
Comme par hasard, ce sont ces auteurs qui se font passer pour des femmes et hommes de gauche déçus, futurs abstentionnistes du 9 mars. Comme par hasard, ce sont eux qui fonctionnent aux insinuations et aux rumeurs.

Ces pratiques ne les honorent pas. Ce blog n’est pas filtré pour permettre un débat libre. Chacun a le droit de ne partager les idées de son auteur. Mais il ne peut pas devenir le lieu de toutes les manipulations.

Je ne suis pas certain que ces dérives aident à la réputation de M. Dubois. La démocratie est notre bien le plus précieux. Elle doit le demeurer.

A champs la solidarité a sa maison 

Enregistré dans : campagne on Mercredi, février 13th, 2008 by admin | 15 commentaires

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Mercredi soir, la réunion publique salle Eiffel vient de se terminer. un dernier groupe prolonge la discussion autour de monsieur B… radiologue à l’hôpital de Lagny. Au cours de l’échange son témoignage a remué l’assemblée. Celui d’un médecin qui refuse une société qui remplace le choix de la vie par celui de la rentabilité. Il énumère des exemples de refus de soins. Décrit les dérives d’une maîtrise purement comptable de notre système de santé.
Il dit qu’il n’a jamais été militant. Qu’il n’a jamais eu de carte dans un parti. Qu’il n’avait aucun a priori idéologique. Il dit que maintenant il faut parler. Résister. se battre avant qu’il ne soit trop tard. Il est émouvant. Il est venu apporter son soutien à la liste de Maud Tallet. Sans réserve et sans intérêt personnel.

A champs, la solidarité a toujours été une priorité. Elle a même sa “maison” depuis quelques mois.

Municipales c’est parti ! 

Enregistré dans : campagne on Dimanche, février 10th, 2008 by admin | 45 commentaires

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Jusqu’ici les municipales passionnaient peu. A un mois du 1er tour, tout commence vraiment. Ce Week-end à Champs, la gauche distribuait comme chaque semaine devant les boulangeries. Pendant ce temps les colistiers de M. Dubois (droite) se faisaient tirer le portrait perchés sur un rond point (drôle de symbole…).

Pour le moment Socialistes et communistes distribuent le bilan de la municipalité sortante. Ce n’est évidemment pas sur un bilan que l’on se fait élire, mais dans un moment où les Français se méfient (à raison des mots versés trop facilement) ce qui différencie les uns des aut